SuperPoule et Wonderbunny en road trip – Jour 3 : Valence – Almeria

8 heures pétantes, j’étais debout. Au taquet, SuperPoule. 

En princesses nous étions traitées ; nous eûmes donc droit à un petit déjeuner souverain composé de gâteau et de “lomo”, une sorte de jambon typique, que c’est pas du jambon mais quand même du cochon, parce que le cochon, en Espagne, on aime ça.

La veille, Wonderbunny avait dit l’équivalent ibère de “je veux manger une araignée” (un araña) au lieu d’une “naranja” (orange). L’Hidalgo aux yeux bleus avait bien rigolé avec ça, et nous a proposé sans hésiter un petit jus d’araignées au réveil. On a plutôt dégusté de vraies oranges de pays, avec un vrai bon goût d’oranges.

Comme l’Hidalgo aux yeux bleus retournait au travail, on a dû lui dire au revoir et le remercier de nous avoir parlé dans un espagnol si clair et articulé que même moi je le comprenais.

Bim ! Les yeux bleus !


Après, SexySax m’a obligée à bosser.


En route pour Valence, SexySax, officiellement nommée Meilleure Guide, a proposé une escale au Castell de Sagunt, un château (comme son nom l’indique). Attention expédition ! Quand on a regardé le GPS, le château était à 250m à pied ou 10 minutes en voiture. La flemme nous a saisies, on a décidé d’opter pour l’antiécologie. D’abord, les 10 minutes se sont transformées en 20. Parce qu’il y avait un marché, parce que je ne sais pas comprendre un GPS, parce qu’il y avait plein de jeunes (dont certains en robe de moine fuschia. Étrange.), parce que des vieilles dames ne voulaient pas nous laisser passer. Quand après une lutte acharnée nous sommes finalement arrivées en bas du château, on a trouvé un peu bizarres tous ces panneaux “interdiction de stationner”. On s’est quand même garées – sur une place de parking, mais bon, on avait des doutes. Et pour cause : à peine sorties de la voiture, SexySax se faisait houspiller vertement (apparemment on n’avait pas le droit de rester là) d’abord par une méchante femme, puis par un vieux monsieur acariâtre, qui nous a même traitées de sottes (en espagnol bien entendu). Cela a mis de méchante humeur notre si charmante hôtesse et on a d’abord décidé de grimper jusqu’au château coûte que coûte (et de leur montrer de quel bois on se chauffait, non mais !). Et puis il n’y avait pas une seule place libre, et le découragement a point… et nous décidâmes que Valence méritait davantage notre présence.

“Une Hongroise, une Française et une Espagnole dans une voiture : on dirait une blague”, a dit SexySax. Et c’en était une bonne, de blague.

À Valence, on a revu la cité des arts et des sciences, puis on a visité les loueurs de voitures (fameux centre d’intérêt touristique) et après avoir comparé les prix, on a choisi notre carrosse. 

Le palais des arts Reine Sofia


Un petit tour dans la ville (place San Augustin notamment) et un déjeuner léger, et après une bagarre épique pour régler l’addition (SexySax et l’Hidalgo ont TOUT payé ! Et ils ont joué de l’intimidation en faisant les gros yeux chaque fois qu’on sortait une misérable pièce !), il fallut prendre la route, et dire avec grand regret “adios” à notre amie (tu dis “adios” aux gens que tu connais et que tu ne vas pas revoir pendant longtemps, mais “hasta luego” aux gens que tu ne connais pas et que tu ne reverras pas, mais aussi aux gens que tu connais et que tu vas revoir bientôt. Espagnol(e), sache que je ne te laisserai plus JAMAIS dire que ma langue est compliquée.).

El Carosse


Et puis on a roulé. Longtemps. Au milieu de montagnes verdoyantes, en suivant des bouts de mer, à travers les roches jonchées de forteresses. C’était somptueux.

On a un peu rallongé le trajet, d’abord en passant par Alicante, puis en ratant la sortie. Mais enfin, nous sommes arrivées à Almeria, avons choisi un hôtel chic et pas cher, avons garé El Carosse, et sommes parties au coucher du soleil en quête de nourriture : j’avais une petite obsession Sangria-Tapas. 

La ville est très calme en ce lundi soir. Des terrasses vides, deux ou trois flâneurs… des petites ruelles mignonettes, et au bout, la mer. 

Au bar à tapas conseillé par le guide, Casa Puga, nous avons bu de la sangria… mais raté les tapas : ce sont des portions qu’ils servaient en salle. Tant pis, c’était bon quand même, et on avait faim.

Même Jésus était là

Les jambons pendaient au-dessus de ma tête

Nos assiettes étaient vides depuis un moment déjà, lorsqu’un homme est passé au ralenti devant notre table, tout près tout près, en nous regardant bien fort. Une deuxième fois. Une troisième. 

– Bon, ben on va y aller, non ?

Wonderbunny voulait une glace, moi un dessert. 

On a zoné dans la ville (ce qui nous a permis de tomber sur des petites “plaza” mignonnes), mais c’était décidément très calme. On a fini par trouver une cafeteria avec quelques desserts (ils allaient fermer. À 23h, genre). 

On a mangé une crema catalana. Hyper typique de l’Andalousie, évidemment. C’est une crème brûlée mais citronnée et en plus lourd. Pas génial.

Bilan : raté le château, ratée la bonne route, ratés la sortie d’autoroute, ratés les tapas, ratées les glace… mais réussi la journée ! 

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2 thoughts on “SuperPoule et Wonderbunny en road trip – Jour 3 : Valence – Almeria

  1. Caro, tu me fais rêver ! 😉

    Dans mon souvenir, la nourriture andalouse était plutôt lourde et grasse mais heureusement, la dégustation de fruits allongés au vin sur les terrasses en bord de plage rattrapait tout ! :-p

    Amusez-vous bien guapas ! 😉

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