Voyage andalou – Jour 7 : Séville

Il n’était pas très tôt, et nous n’étions pas très fraîches quand le matin est arrivé. À 11h démarrait une visite guidée gratuite organisée par plusieurs auberges de jeunesse, dont la nôtre. Censée durer deux heures, elle nous menait à un créneau idéal pour déjeu-diner.

Manny est un guide hors du commun. Visiblement comédien (avec ce petit côté too much qui irrita WonderBunny dès les premières minutes), il appelle le groupe “family” (beaucoup : au moins une centaine de fois sur le temps de la promenade) et claque des doigts, claque des mains, se tape les cuisses, bref, fait du potin avec son corps. 

Il nous a montré une porte utilisée pour Game of Thrones ! Wouhouuuu !

 Manny est visiblement anti-franquiste et anti-royaliste, passionné de politique et clairement situé à gauche, et joue allègrement du sarcasme. 


Il parle très bien au moins trois langues, a une culture bluffante, et une énergie remarquable (bien qu’elle puisse agacer). Il utilise les membres du groupes comme personnages historiques (perso, j’étais Isabelle la Catholique), ce qui crée évidemment de l’humour, mais aussi une meilleure compréhension et une meilleure mémorisation de l’Histoire. 

Cette visite a duré 3h. On peut lui reprocher qu’elle tient plus du cours d’histoire (illustré, vivant, et en léger mouvement), que d’un tour guidé : on ne voit pas beaucoup de choses… mais on se souvient de ce qu’on a vu.

Pavillon de l’Espagne à l’exposition ibéro-américaine de 1929

Porte d’entrée du parlement andalou

L’hôtel Alphonso XIII (presque aussi chic que notre auberge de jeunesse)

La Tore de l’oro


La place d’Espagne

Il fait beau et chaud et tout a un parfum d’été ici. 

L’après-midi (bien avancée), après avoir quitté notre drôle de guide et la “family” (et s’être remplies de nourriture sans intérêt), nous avions un objectif emplettes.

Petit tour dans le barrio de Triana, puis à travers Santa Cruz, où à chaque coin de rue se révèle un joyau (ça envoie du lourd partout).




On a fini par trouver la rue neuve / rue de la ré (prends la référence qui te va) : blindée et pas si bon marché (au secours). On a même bravement testé les galeries Lafayette espagnoles (au secours bis). En désespoir de cause, on s’est enfilées dans une petite rue pour trouver un café, et là, enfin, les magasins étaient plus agréables. On a donc poursuivi le shopping marathon, avant d’atterrir sur la place du Metropol Parasol.


Pause. Conscientisation que Séville est trop grande et trop dense pour le temps dont on dispose. 

Et si on mangeait des tapas ?

On a testé la manzanilla (sorte de cidre espagnol) et le salmorejo (un gaspacho sévillan) au bar Alfalfa.

On a croisé une procession (ou plutôt une répétition avant la semaine Sainte) peuplée d’étranges personnages cagoulés portant éventuellement des croix.


Ce sont les nazarenos, des fidèles qui représentent la passion du Christ.

Les rues de Séville, le vendredi soir, sont très animées ; les bars bondés. Ça sent parfois la fleur d’oranger, parfois les fruits de mer, parfois la friture. Nous avons flâné. 

Notre soirée avait le goût des dernières fois.

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